Comment j’ai fait pour gérer la prépa Ironman, le travail , les cours et ma vie perso ?

C’est un secret pour personne, une prépa Ironman ça prend beaucoup (mais alors beaucouuup) de temps. Pendant huit mois, deux années de suite, ma vie a été rythmé par mes prépas Ironman.

Avant de poursuivre cet article, je tiens à préciser que ce que je vous partage ici, ce n’est que ma « manière de faire ». Nous avons tous notre manière de gérer notre prépa et c’est tout à fait normal puisque nous sommes tous différents ! Donc encore une fois, prenez ce qu’il y a à prendre et laissez ce qu’il y a à laisser 🙂

Premièrement, en ce qui concerne la prépa Ironman en elle-même :

Pour ma prépa Ironman de Nice et ma prépa Ironman Vichy, j’ai fait appel à un coach à distance afin d’avoir des entraînements adaptés à mon niveau, mais aussi et surtout à mon emploi du temps et donc à mes contraintes pro/perso.

Plus concrètement, chaque semaine, je donnais mes disponibilités à Ben pour la semaine suivante. Exemple : le mardi de 16h30 à 18h30 je suis disponible pour : natation / home traîner / course à pied. À partir de ce planning-là, Ben me préparait mon planning d’entraînement en respectant mes disponibilités.

Honnêtement, je pense que c’est ce rétro-planning-là qui m’a permis de réussir à tout conjuguer. Mes entraînements étaient adaptés à mes contraintes et chaque semaine, je savais exactement à quoi m’en tenir. Je savais même une semaine à l’avance ce que j’allais avoir comme entraînement.

Ça m’a permis de créer une « routine » de vie, car du mardi au vendredi j’avais 1h-1h30 max d’entraînement par jour, toujours l’après-midi en rentrant du travail et le week-end c’était souvent la même chose : une séance de Home-Trainer qualitative l’hiver et une sortie plus ou moins longue de vélo l’été un jour + une séance de course à pied l’autre jour.

Lorsque l’on sait à quoi s’en tenir, c’est plus facile de planifier ses projets personnels par la suite !

L’autre avantage du coaching perso, c’était de pouvoir être complètement libre. Je n’avais pas à me plier à des horaires « rigides » comme en club ce qui me permettait de rester quand même assez flexible. Je n’avais aucune raison de stresser. Si je n’étais pas la piscine à 16h30, ce n’était pas grave, je commençais la séance 15-30-45 min plus tard et c’était ok.

Enfin, avec Ben, on faisait du travail qualitatif et non quantitatif. Sauf en fin de prépa ou bah pas le choix que de faire des sorties de 6h de vélo… Mais globalement, ça m’a permis de me dégager énormément de temps ! L’hiver je m’entraînais entre 6 et 10h par semaine et l’été entre 10 et 15h, donc honnêtement, ça va !

P.S : vous vous doutez bien que la photo n’est pas contractuelle aha

Deuxièmement, le travail et l’école :

Il faut savoir que pour mes deux préparations Ironman j’étais en alternance. Donc, j’avais également des semaines de cours et en plus, des journées de formation. Oui parce qu’une prépa Ironman + un master ce n’est pas suffisant lol… Bref, ce n’est pas le sujet aha

Le travail

J’étais en entreprise trois semaines par mois. J’avais parlé de mon projet Ironman de Nice dès mes entretiens d’embauches en mai/juin 2017. Je savais que cette prépa allait être énergivore et que l’Ironman me demanderait de poser des congés à des dates précises donc je voulais que tout soit « Ok » de ce côté-là avec l’entreprise. Grace à ça, j’ai également pu aménager mon temps de travail ! Ce qui m’a permis de commencer mes journées tôt (7h30) et de finir tôt (15h30-16h). Mes collègues, qui étaient complètement emballés par mon projet sportif faisaient même attention à ne jamais me mettre de réunions après 16h hihi donc je peux dire que de ce côté-là, je n’ai eu aucun problème !

Mais, parce qu’il y a un « mais », j’avais entre 2h30 et 3h de trajet aller/retour par jour ! Donc quand je partais à 15h30 du bureau, je pouvais espérer pouvoir m’entraîner vers 17h seulement. Puis, vous vous doutez bien que pour être à 7h30 le matin au bureau je devais me lever tôt, trop tôt.

J’ai donc vite compris que si je voulais pouvoir suivre le rythme de ces préparations Ironman, je devais caler ma vie personnelle sur le même tempo que ma vie pro. En gros, je dinais tôt (18h30/19h) pour avoir le temps de digérer et de dormir tôt, vers 21h environ. En période de prépa Ironman j’ai besoin de beaucoup d’heures de sommeil, entre 8 et 9h par nuit.

C’est donc ce rythme de vie « particulier » qui m’a causé le plus de « difficultés » pour réussir à tout conjuguer avec ma vie perso. Quand j’allais me coucher, mes parents et mon frère, eux, passaient à table. C’était assez bizarre pour moi d’avoir un autre rythme de vie que celui de ma famille.

L’école

Lorsque j’allais en cours, je pouvais reprendre un rythme de vie « normal » ! De ce côté-là, je l’ai très bien vécu. Alors oui, je n’allais pas « boire un verre » après les cours mais honnêtement ça ne m’a jamais dérangé, car je préférais m’entraîner !

En ce qui concerne ma formation, mes devoirs, mon mémoire ect… Je me suis simplement organisée en me bloquant des heures de « travail » le week-end. Cela ne m’a jamais posé de problème, car aussi étrange que cela puisse paraitre j’aime bien ça ! Je n’ai jamais eu l’impression de travailler à proprement parlé.

 

Troisièmement, la vie perso :

Ma famille

La vie perso ça a été l’aspect le plus difficile à gérer. Lorsque j’ai annoncé à mes parents que j’allais participer à l’Ironman de Nice, ils n’y croyaient pas (ou bien ne voulaient pas ?) y croire. Mais surtout, ils ne voulaient pas en entendre parler. Au tout début de ma première prépa (Nice) ma mère ne comprenait pas pourquoi je ne venais plus à tous les repas de famille ou pourquoi je me couchais si tôt en semaine et le week-end quitte à louper ces moments de partage et elle me le reprochait, n’hésitant pas à jouer la carte de la culpabilité.

J’avais beau expliquer mon projet, le « pourquoi » ça ne servait strictement à rien puisqu’elle n’était pas prête à en entendre parler. J’ai donc dû continuer ma prépa, « seule » et m’adapter à mon nouveau rythme de vie.

C’est seulement en me voyant m’entraîner, semaines après semaines, mois après mois, quel que soit les conditions climatiques, que mes parents ont fini par mesurer l’importance de ce défi pour moi. Et ce n’est que lors de mon dernier « gros » week-end d’entrainement pour l’Ironman de Nice (6h de vélo le samedi et 2h30 de course a pied le dimanche) que ma mère s’est dit « je ne peux pas louper ça ». Elle a donc pris ses billets de train et elle était là le jour j.

Ma deuxième prépa c’est donc forcément mieux passé de ce côté-là. Je pense qu’il faut simplement continuer, faire les choses pour soi et laisser le temps à nos proches de digérer nos défis.

Maxou

Ma vie de couple n’a pas été tant impacté que ça par mes prépas Ironman. Maxou fait aussi du triathlon et comprend très très bien le rythme de vie que demande d’avoir ce type de préparation sportive. Pour l’Ironman de Nice, il était également en prépa Ironman donc on se comprenait. Pour l’Ironman de Vichy, il a pu m’accompagner sur certaines séances vélo et natation. Ça nous à permis de partager de bons moments ensemble 🙂

Les copains

En ce qui concerne les copains, les soirées ect… J’ai des amis qui font aussi du triathlon donc cela aide énormément ! Ils comprennent et sont d’un excellent soutien. Puis entre nous, je n’ai jamais aimé « aller en boite » ou quoi alors ce n’est pas le genre de soirée qui me manque aha

Que ce soit ma famille, mes amis ou Maxou, j’ai dû apprendre à dire « NON » et à m’autoriser à faire ce que je voulais vraiment faire, pour moi. Avec le recul, je pense que le vrai défi, il est là.

 

Et les vacances dans tout ça ?

Ça fait partie des choses les plus difficiles pour moi : ne pas partir en vacances pendant mes prépas Ironman ! J’ai eu la chance de beaucoup voyager dans mon adolescence, du coup ça m’a énormément manqué. Encore une fois, c’est vraiment propre à chacun… Certains n’hésitent pas à prendre des vacances quitte à ne pas rouler pendant deux semaines ! Personnellement, je ne pouvais pas me permettre de louper des séances d’entraînements. Je venais de si loin à vélo et à pied, ce défi était si hors norme pour moi que je ne pouvais (ou ne voulais ?) pas ne pas mettre toutes les chances de mon côté pour y arriver.

Pour ma deuxième prépa, je m’étais quand même autorisé la haute route du grand paradis > et ça m’avait fait un bien fou 🙂

Est-ce que ce sont des sacrifices pour autant ? Non, pas pour moi. Ce sont mes choix. Des choix que j’ai fait en conscience et en cohérence avec mes aspirations, mes envies, mes rêves. D’ailleurs, je ne me suis rarement dit « il faut que » ou « je dois » mais plus « j’ai envie de » ! Je vais être honnête, pour rien au monde je n’échangerais ce que je me suis autorisé à vivre ces deux dernières années !

Voilà, si je n’avais qu’un seul conseil à vous donner, ce serait celui-ci : autorisez-vous à vivre votre rêve !

Il n’y a pas de bonne ou mauvaise manière de gérer une prépa, il n’y a que celle qui vous convient. Faites les choses pour vous, en cohérence avec ce que vous êtes vraiment et vos aspirations profondes, le reste suivra.

Merci d’être là,

Laura

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