Ma première course
de 10 Km !

Le mois dernier, c’est timidement que je m’élançais sur ma toute première course de 10 km. 5 mois après avoir enfilé ma première paire de basket et un mois seulement après avoir commencé l’entraînement de course à pied. Ceux qui me connaissent ou me suivent depuis un petit moment sur Instagram savent que la course à pied, c’est ma bête noire, mon talon d’Achille. Après avoir évité cette discipline toute ma scolarité, j’ai compris que si je voulais réaliser mon rêve, je n’avais pas le choix, je devais enfiler cette paire de basket au minimum 3 fois par semaine.

J’aurais pu aborder cette discipline comme un véritable calvaire, mais j’ai opté pour une autre solution, celle de savourer chacune de mes victoires. La première fois où j’ai réussi à courir 30 min non-stop, mon premier 5 km et ma première séance de piste. Est venu le moment où je me suis dit : « Bon, il faut que je m’inscrive à une course de 10 km ! »

Et cette fameuse course, c’était le 26 novembre 2017 à Andresy. Maxence nous avait inscrits sur le 10km des 20 bornes d’Andresy. Je n’avais jamais fait 10km de course à pied auparavant. Je m’en suis approché quelques fois, mais sans les franchir. Je voulais me garder la fierté de faire ces fameux 10km la première fois lors de la course.

JOUR J !

Nous sommes donc dimanche matin. J’angoisse déjà, parce que j’ai très envie d’aller aux toilettes (Laura + stress = petite vessie). Ouf, quasi-pas de queue.
La course est dans une demi-heure, on s’échauffe 15 minute à faible intensité suivi de 5 minute plus soutenue avec quelques exercices d’éducatifs suivis a leurs tours de 5/6 accélérations sur 60m, je me dis que je préférerais être au bord d’un bassin, mais dans le fond, je me sens bien. Il est l’heure d’aller rejoindre le sas de départ. L’ambiance est… -quasi- inexistante, le stress monte, on croise Marine, une amie de Maxou, on discute et merci a elle, le stresse s’envole.
Le départ est lancé ! Bien sûr, les premières minutes, nous marchons le temps d’approcher la ligne de départ. À quelques mètres de celle-ci, nous pouvons enfin nous mettre à courir. C’est parti pour 10km sans s’arrêter. J’enclenche ma montre, Maxence m’interdit de la regarder et c’est parti. Je reste bien derrière lui, mon meneur d’allure personnelle, je suis boostée à fond, prête à avaler ces 10 km.

LES 5 PREMIERS KILOMÈTRES : COMPLIQUÉS !

Les deux premiers kilomètres sont assez brouillons, on se fait énormément doubler, je ne sais pas trop où courir, il y a beaucoup de monde et nous sommes très serré. Arrive le 3e kilomètre, l’ambiance redescend et là, c’est le drame. Je vois Maxence s’éloigner mètre après mètre, les secondes deviennent des heures. À ce moment-là il me parait impossible de revenir à sa hauteur et cette seule idée déclenche en moi une micro crise d’angoisse. Heureusement, il le remarque assez vite et se remet à ma hauteur. Les deux kilomètres suivant sont les plus durs, il n’y a pas de public, j’ai l’estomac retourné, je me fais doubler, il y a quelques faux plats et nous sommes encore bien loin de l’arrivée, pour la première fois de ma vie je remets en doute mon mental d’acier.

5e kilomètre, déjà la moitié. C’est l’heure de la fameuse côte. On m’en avait parlé, mais j’avais refusé d’aller la voir avant la course. Je ne voulais pas me créer de barrière psychologique. Deuxième côte de la mort qui tue, la première n’étais qu’un échauffement. Je continue de courir, je ne marche pas. Je suis fière de moi. Je me sens de mieux en mieux alors que c’est l’hécatombe autour de nous. On se fait applaudir, mon mental est regonflé à bloc (merci a vous chers inconnus) et cerise sur le gâteau, c’est l’heure du ravito. En vraie princesse que je suis, c’est Maxence qui prend et me donne mon verre d’eau pendant que ma conscience « zéro déchet » est choquée de tous ces gobelets en plastique qui traînent par terre.

LES 5 DERNIERS KILOMÈTRES : ENTRE EUPHORIE ET FIERTÉ !

6e kilomètre, après s’être fait beaucoup (trop) doubler, je vois quelques personnes qui commence à ralentir, nous, on garde le rythme. Je jette un coup d’œil à ma montre, je suis loin de l’allure fixée par le coach, mais ce n’est pas grave. Les jambes tirent, mais ça va. Le cardio assure.
Ça sent déjà la fin, je sais bien que je suis dans les dernières. Les premiers sont déjà arrivés depuis de longues minutes. Sans trop m’en rendre compte, on accélère légèrement sur les deux derniers kilomètres. Le vent me glace le sang, mais ce n’est pas grave, le public est au rendez-vous. Des enfants nous encouragent, je souris déjà : on y est presque. Les 10 kilomètres que je me pensais incapable de parcourir il y a quelques mois encore, ils sont juste là ! L’ambiance n’est pas dingue, mais je suis avec Maxence. Je lui demande de ne pas me lâcher et de ne surtout pas me pousser. Je veux profiter de ce dernier kilomètre.

Plus que quelques mètres, je vois un monsieur sur ma droite et une nana au loin. Alors que je suis dans les dernières de cette course, il me parait impossible de passer la ligne d’arrivée derrière eux… Dernier virage, derniers mètres, on accélère, on les double, j’attrape la main de Maxence pour franchir ensemble la ligne d’arrivée. KO technique.
Alors que je m’étais imaginé lui sauter dessus, éclatant de joie, il n’en fut rien. J’ai tout simplement continué de marcher, sous le choc. Je suis fatiguée, mais fière, tellement fière ! Ma montre m’indique 1h08 (1h06 en temps officiel). Je sais que je n’ai pas fait le job, mais je me dis que la course aurait pu continuer encore des kilomètres sans problèmes.

Ce sentiment est indescriptible. La fatigue jumelée à la fiertée. Je fais enfin un câlin à Maxence, un bisou à ma mamoune et mon frère qui sont venu me voir, maman me dit : « Plus que 32km pour Nice » et là, je me surprends avoir l’envie d’y retourner. Pas de doute, la course a pied devient une drogue.

Si je ne peux donner qu’un seul conseil à ceux qui commencent la course a pied : inscrivez-vous à une course ! Même si c’est « juste » 5 km. N’ayez pas peur, ne soyez pas timide. Oui, vous serez probablement dans les derniers. Mais courir une course, ça donne une toute autre dimension à ce sport.

Mes prochains objectifs ? Tout ce qui pourra m’aider à réaliser mon rêve : L’ironman de Nice. Au mois de décembre, je participerais à la Corrida de Houilles (10km).

Bref, la machine est lancée !

 

Et vous, avez-vous déjà fait des courses officielles ? Quels sont vos prochains objectifs ? Dites-moi tout ↓

 

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Summary

Chaque année depuis 1982, plus de 2 000 coureurs se lancent à la conquête des « 20 BORNES » d’Andrésy. Cette épreuve de haut niveau, labellisée et inscrite au calendrier des courses Hors stade de la Fédération Française d’athlétisme, propose des parcours de qualité aux sportifs de haut niveau, aux initiés et non initiés. L'organisation est vraiment bien rodé et les bénévoles sont adorables. Le + ? L'intégralité des bénéfices sont reversé à une association caritative !

— Laura Rêve en Grand
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